Hypnothérapie, thérapie individuelle et atelier de groupe
Lundi - Vendredi 9h15 à 19h
Je souhaite partager avec vous mes lectures de François Cheng, écrivain, poéte et membre de l’Académie française. Fançois Cheng nous invite à plonger dans nos profondeurs les plus intimes, nos quesionnements sur la mort et donc surtout sur notre vie, le sens que nous lui donnons et l’espoir d’une humanité plus belle.
Voici une extrait de “Oeil ouvert et coeur battant”… j’espère vous donner l’élan de découvrir cet auteur magnifique par son style et sa personnalité attachante. Lire François Cheng c’est garder le sourire à chaque page, c’est sentir son coeur vibrer et léger… c’est renaitre à notre beauté intérieure.
“Grâce à la beauté, le monde mais nullement un espace neutre, insipide et insignifiant; l’existence humaine, non plus, n’est nullement un séjour aveugle, sans but ni visée, fermée au devenir et à la possibilité de dépassement. Au contraire, le monde est plein d’attraits et d’appels, plein de signes et de sens.
Et notre existence, elle aussi, est chargée de désirs et d’élans, elle va dans un sens et elle a un sens.
Déjà en nous-même nous poussons dans un sens, c’est-à-dire, comme je l’ai dit tout à l’heure, nous tendons vers la plénitude de notre présence au monde, à l’instar d’une fleur ou d’un arbre. Et de plus, nous tendons vers d’autres présences de beauté, vers une chance d’ouverture et d’élévation.
C’est bien grâce à la beauté qu’en dépit de nos conditions tragiques nous nous attachons à la vie. Tant qu’il y aura une aurore qui annonce le jour; un oiseau qui se gonfle de champ, une fleur qui embaume l’air, un visage qui nous émeut, une main qui esquisse un geste de tendresse, nous nous attarderons sur cette terre si souvent dévastées.
J’aimerais pousser la hardiesse jusqu’à dire que la beauté, d’une certaine manière, justifie notre existence. N’est-il pas vrai qu’au sein de la beauté, but de notre quête, nous éprouvons la sensation de ne plus viser à rien d’autre ?
Nous sommes là, pleinement dans l’être. Nous sommes, tout simplement. La beauté, un ornement, un surplus, un superflu ?
Force est de constater qu’elle est essentielle dans la mesure où elle participe au fondement de notre existence et de notre destin.”

“J’écris le mot “âme”, jele prononce en moi-même et je respire une bouffée d’air frais. Par association phonique, j’entends Aum, mot par lequel la pensée indienne désigne le souffle primordial. Instantanément, je me sens relié à ce désir initial par lequel l’univers est advenu, je retrouve au plus profon de mon être quelque chose qui s’était révélé à moi, et que j’avais depuis longtemps égaré, cet intime sentiment d’une authentique unicité et d’une possible unité.”
“Le poète, au soir de sa vie, s’exprime sur un sujet que beaucoup préfère éviter. Il se livre cimme il ne l’avait peut-être jamais fait, et transmet une parole à la fois humble et hardie.
Il témoigne d’une vision de la “vie ouverte”, en mouvement ascendant, qui renverse notre perception de l’existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la llumière de notre propre mort.
Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande aventure en devenir.”
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