Hypnothérapie, thérapie individuelle et atelier de groupe
Lundi - Vendredi 9h15 à 19h
Comme nous l’avons vu dans un article précédent, être hypersensible n’est pas toujours confortable.
De plus il n’est pas toujours évident de mesurer sa sensibilité. Bien qu’aujourd’hui il n’y ait pas beaucoup de test pour évaluer notre sensibilité, Elaine Aron propose un outil pour la mesurer. Dans les années à venir il est certes évident que vont être mis à la disposition des personnes très sensibles de nouveaux outils d’évaluation. Quoi qu’il en soit, cela reste une particularité qui peut induire chez la personne concernée, qu’elle est différente, qu’elle a peut-être un problème. En fait il n’en est rien et il est possible de faire de son hypersensibilité un atout dans la vie.
Cela débutera par aimer sa sensibilité.
Les personnes hypersensibles bénéficient d’une belle empathie. Cela leur permet de percevoir les émotions des autres, de développer une plus grande compassion qui favorise les relations. Cela permet également plus que quiconque, d’avoir une conscience de ce qui se passe dans l’interaction, d’en tenir compte pour mieux s’y adapter.
Si cette empathie devient extrême avec des émotions mal appréhendées, la méditation de pleine conscience fondée sur la compassion va permettre à ces personnes de mieux faire face à leurs émotions sans pour cela se faire déborder, éviter les jugements sur elles, de se recentrer, et mieux prendre soin de soi.
Dans les instants d’urgence, les techniques de visualisation seront aussi de grand secours.
De plus ces personnes très sensibles sont souvent bouleversées par un sentiment d’injustice, on peut même parler de séisme émotionnel particulièrement éprouvant. Dans ce cas un travail sur la colère, sur ses besoins, permettra d’éviter les montagnes russes émotionnelles.
Pour éviter une grande fatigue et une prédisposition à l’anxiété, des imageries telles que ” l’havre de paix” ou encore la bulle magique, ou encore d’autres suggestions hypnotiques permettront à la personne de poser ses limites.
N’oublions pas également que toute forme de créativité permettra à la personne hypersensible d’appréhender différemment toutes ces émotions, de pouvoir y mettre du sens, de nourrir la recherche d’émotions subtiles, profondes et variées, ainsi qu’une grande curiosité.
En effet le regard de la société, le regard des autres, les autres qui ne comprennent pas toujours cette sensibilité exacerbée, font que la personne sensible se voit comme différentes, à part, non comprise. En fait plus nous allons être clair avec nous-même et accepter notre différence, et plus l’autre va pouvoir se mettre dans une même disposition de cœur et d’esprit. N’oublions pas que nous entrons en résonance avec l’autre, et que nous portons la responsabilité de la qualité relationnelle. Avec un peu plus d’amour de soi, un peu d’explication pour l’autre, et une clarté sur ce qui est important pour nous, il n’y a aucune raison pour que l’autre ne nous accepte pas comme nous sommes. Si nous nous aimons, cet amour résonnera dans la relation.
Dans cette expression, l’utilisation de la communication non violente (CNV), va aider la personne hypersensible à mieux vivre et mieux expliquer ses ressentis, ses besoins et faire des demandes claires.

La pratique de la communication non violente (CNV), est basée sur quatre étapes :
1- l’observation (sans jugement, ni critique, ni reproche, je décris factuellement la situation)
2- exprimer son émotion (c’est-à-dire l’effet de la situation sur soi-même)
3- exprimer son besoin (il s’agit de nommer ce qui est important pour nous et qui n’est pas nourri si nous vivons une émotion perturbatrice)
4- faire une demande claire (attention la demande n’est pas une exigence l’autre peut nous dire non)
En accueillant les émotions, nous allons ainsi apprendre à les observer, mieux les comprendre sans les juger.
En arrêtant également de nous juger, et en développant une communication non violente, la personne hypersensible à pouvoir ainsi booster son estime d’elle-même, développer de l’acceptation vis-à-vis d’elle-même et du monde, sortir donc de la recherche de perfection ou de normalisation. Ainsi quoi qu’il arrive elle gardera toute sa valeur, boostant ainsi sa confiance.
En résumé pour ne plus dépendre de l’extérieur, et s’agira de :
Apprendre à se défaire de la normalisation et de l’image sociale imposée.
Ne plus se dévaloriser.
Prendre soin de soi en écoutant ses besoins.
Avoir plus de temps pour soi. Des temps de repos, de méditation, de visualisation positive et mettre en place des activités apaisantes.
Communiquer avec des demandes claires.
Atelier de méditation fondée sur la compassion et la communication non violente : En savoir plus