Hypnothérapie, thérapie individuelle et atelier de groupe
Lundi - Vendredi 9h15 à 19h
La psychothérapie EMDR est largement évoquée et préconisée dans les troubles traumatiques. De plus en plus de témoignages citent ce processus thérapeutique comme particulièrement efficace et cela rapidement. A travers cet article nous allons tenter d’en savoir un plus.
Il arrive régulièrement que des personnes se trouvent démunies par rapport à l’émergence d’émotions débordantes.
De plus malgré une prise en charge thérapeutique, des blocages peuvent persister et empécher les avancées des patients, même si une compréhension a pu émerger. A l’évocation de certaines situations passées, il n’est pas rare que le patient se sente à nouveau envahi par une émotions ou développe des comportements inadaptés. Le corps agit comme si le temps s’était arrêté, ouvrant la boite de pendore de la souffrance, tout en ne comprenant pas vraiment le côté excessif de ses réactions.
Dans les années 70, Francine Shapiro psychologue américaine, à partir de ses recherches, va créer un protocole pour diminuer l’anxiété. Elle l’appelera “Désensibilisation par le mouvement des yeux”(Eye Movement Desensitization – EMDR). Son but était centré sur la prise en charge de l’anxiété. Francine Shapiro en 1989 va publier son étude sur les vétérans souffrant d’un état de stress post-traumatique (ESPT). Il y figure une nette diminution de l’anxiété après son intervention par l’EMDR. De plus, Elle mettra également en avant la présence simultanée une restructuration cognitive des souvenirs traités et du sens donné à l’expérience. En 1995, cette approche va devenir globale, passant de la réduction de l’anxiété à un traitement complet des états post-traumatiques.

Dans les années 90, la psychothérapie EMDR va se développer aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique centrale et du Sud et Australie. Depuis 20 ans l’EMDR est largement reconnu par les organisations professionnelles comme traitement efficace dans la prise en charge des traumatismes. En 2013, l’OMS avec les TCC, préconise l’EMDR dans dans la prise en charge du stress post-traumatisme.
A ce jour son champ d’action n’a eu de cesse d’évoluer. L’EMDR peut-être proposé dans les problématiques comme les phobies, la crise de panique, le trouble anxieux généralisé, la dépression, les addictions, le deuil bloqué.
La première étape consiste à recueillir l’histoire de la personne pour y questionner les moments phares qui sont restés gravés dans la mémoire.
La deuxième étape définit les attentes et à établir les actions pour y parvenir.
La troisième étape est celle de l’EMDR, où les souvenirs vont être retraités, avec les déclencheurs, les émotions et les cognitions associées.
La quatrième étape fait apparaitre une phase de résolution adaptative. A ce table la personne retrouve l’apaisement.
Et la cinquième étape permet à la personne de se remettre en mouvement à partir d’un souvenir et action future. Dans cette phase de conclusion, il sera également possible de remettre le patient en phase avec ses liens sécures.